SHIRLEY
Je remets mon vieux peignoir
Pour ne pas avoir froid
C'est la vie de ma fille Shirley.
Que je vous conte aujourd'hui.
Au début, tout
a commencé par le charme inné
De ma fille Shirley, elle avait de la souplesse et du doigté.
Pour tout ce qui est artistique, j'aurais voulu apprendre,
Tout cela aussi, mais la vie n'est pas facile.
Alors comme bon parent,
je crois,
Je lui ai prodigué les dons dont j'avais hérités.
Elle a eu la chance et c'est bien, de commencer
De bonne heure, la danse et le piano.
C'était mon rêve,
mais mes filles l'ont réalisé.
Shirley a appris le piano puisque que sa soeur faisait du violon.
Tout ce que j'aimais, c'est eux qui les ont réalisés
Mais je crois qu'elles ont exagérés, tantôt je courais.
Pour l'une et après pour l'autre, plus mon travail.
Mais un peu plus tard,
en grandissant
Les exigences aussi devenaient plus importantes.
Il fallait suivre, donc elle a fait de la gymnastique rythmique sportive,
Moi j'en était restée à la simple gymnastique
Et sa soeur, la course a pied.
Plus elles grandissaient,
plus elles découvraient
Ce monde si physique. Après ce fut le rock acrobatique
Pour les deux, mais avant le karaté, avait fait son apparition
Sans compter leurs chats.
Enfin son rêve,
l'une voulait un chien... un boxer,
L 'autre un cheval, ais-je bien fait de leur offrir...
L 'ami de l'homme depuis le plus vieux des temps,
Son CHEVAL, un selle français
Il se nommait SABRE, il galopait avec fougue,
Rapide comme le vent, sa crinière volait
Mais un jour pas ordinaire, il est mort.
Foudroyé par un éclair blanc, lui le vaillant.
L 'ami de Shirley, même
le vétérinaire n'a rien pu faire.
Shirley hurlait de détresse pour son premier amour
De jeunesse, elle en a souffert.
Je n'ai rien pu faire, il est mort au printemps
Dans le grand vent.
Kathleen n'a pas eu de
chance pour autant.
Avec son boxer, puisqu'on le lui a volé.
Mais quand on a des enfants,
il faut leur donner
Les meilleurs choses, l'amour c'est inné
Je les vois s'épanouir et devenir de futures femmes plus tard.
©lespoemesdepatricia