SEPT ANS DEJA.
Oui, tu es parti, au pays d'où on ne revient pas.
Sur cette route hélas, dans cet arbre,
où j'ai mis la voiture.
Tout cela pour éviter, un face à face.
Toi tu es parti.
Pas tout de suite, puisque je t'ai parlé.
Tu m'as fait un signe.
Que tu as dû souffrir, mon chéri
. La vie n'est pas juste.
Lui il est parti, jamais poursuivi.
Puisqu'il n'a jamais été retrouvé.
Tu nous as laissé amour,
mais je ne suis pas une nuit,
sans que mes pensées, ailles vers toi.
Ton fils est comme toi, il va avoir neuf ans.
Il te demande souvent.
Mais quand on parle de toi,
il y a tant d'amour,
et de souvenirs, rien ne pourra effacer ça.
Tu es toujours là, dans la maison, on te voit.
Souvent quand il pleut.
Je regarde la pluie, et j'imagine.
Que tu es là, mes yeux se mouillent.
Mais ils ne doivent pas sécher.
Depuis que j'ai été brûlée
mais depuis, pour moi, c'est l'enfer, sur terre.
Je te cherche comme une âme perdue.
Mais pourquoi toi, et pas moi.
Je n'ai pas été épargnée, non plus.
Mais comme disent les gens,
le principal c'est que tu es vivante.
Je ne crois pas, car si je suis là.
Je n'oublie pas, un malheur comme çà.
Je ne suis qu'un bateau,
qui va à la dérive,
puisqu'il n'y a plus de capitaine,
moi gouverner, je vais m'échouer.
Sur les rochers, de la vie,
je ne suis pas habituée.
Je sais je dois garder le cap,
pour notre fils,
mais combien de temps,
tiendrais-je encore, avec tous ces vents.
Que m'apportent les gens,
sans compter mes filles qui à dix huit ans,
sont parties, pour où pour qui.
Je suis invalide, il me reste que notre fils,
pour tenir le vent.
Alors amour, où que tu sois.
Protèges-nous, aides-nous,
nous n'avons pas de bouée, même s'il y en avait une.
Je crois que je me laisserais couler.
J'ai trop donné.
Depuis ton départ.
Alors si je pars, tu comprends à présent,
que je suis fatiguée,
de ramer, dans ce pays de damnés
je vais néanmoins, rester.
Pour élever notre fils.
Tant que je le pourrai.
Amour, le 23 MARS,
un ange nous a quitté.
Mais seule maintenant.
Tu peux me dire, quand je vais te rejoindre.
Mais je t'en supplie, aides ton fils.
Il a aussi beaucoup payé,
pour son âge, ne crois-tu pas.
Je te laisse, à ce soir,
je t'embrasse.
Tiens un souffle, as-tu eu mon baiser.
On me dit que mon coeur,
est toujours avec toi.
Que je vis avec le passé.
Sans doute que oui,
mais l'avenir n'est pas plaisant, quand on est en peine.
Même triste tout le temps
quand on se remet a penser.
On ne peut oublier,
jamais, quoi que l'on fasse tu es présent..
Je te pleure souvent, même encore maintenant, après tous ce temps.
Ton amour.
