ECOUTE.

Ecoute moi le vent,
Je fais ma confidence,
à un rayon de lune,
A une pierre qui brille.
Je parle de ce soleil dont je n’ose trop dire,
De crainte que ses rayons s’emmêlent d’humilité.

Ecoute moi le vent,
Entends là mon silence,
Le battement de mon cœur
Sur l’oreiller en flamme de mes secrets gardés.
Que diras-tu le vent,
Si je souris aux anges,
et n’ose m’en vanter ?

Que penseras-tu encore
De ce soudain mélange que chemine le rêve à la réalité ?
Un soir, dans la tempête où la force faisait rage,
Quand la foudre blessée retombait sur la terre,
Un soir où ces tonnerres mettent à cœur et à sang.

Leur ouvrage dans les fleurs,
Quand la terre devient femme serpent
Et rampe dans la nuit,
J’allais à quatre pattes sur le dos des collines
En courant de terreur et le temps s’allongeait,
Lors je croyais pleurer.

Maintenant je comprends que tout venait du ciel.
Je lisais dans le noir et je n’en savais rien,
Mes mains contaient l’espoir, ma bouche hurlait de faim.
Mais J’ai creusé la souche où mon pied s’était pris,
Puis sans faire la fine mouche,
J’ai mordu dans la nuit.

Comme un guerrier de cuivre, mon corps en se levant
S’est tourné vers le ciel,
Là, mon regard a vu la naissance d’un matin
A l’étoile qui s’attarde, avant de s’évanouir.
que ce fut beau, et câlin,
ses senteurs, le levain, le pain,
on est bien, mais c'est chagrin.

Le vent, écoute moi,
Entends la confidence que je fais à la lune
Et à la pierre qui brille.
Je parle de ce soleil dont je n’ose trop dire,
Par crainte que ses rayons s’emmêlent d’humilité.
je vole, je suis bien, je veux rire,
mais je suis amoureux, et ça enivre.

Le vent, je te parle, car tu sais garder un secret,
il s'envole, avec ton aide,
je l'aime, mais le saura t-elle ?
Je martèlerais la terre, pour qu'elle comprenne,
je serais ton aide, je te servirais,
mais souffle lui a l'oreille.
Combien je l'aime,
je n'ose pas le lui dire.

Allez le vent tu es mon confident,
balayent les feuilles devant sa porte,
met lui des fleurs, de mon coeur,
pour qu'elle vienne, sans attendre,
c'est long, mets lui un parterre de rose,
sans épine, pour ne pas abîmer ses pieds.

Je l'aime, mais j'ai envie de crier,
mais elle, le sait elle,
que je souffre d'amour, a hurler,
non, elle ne sait rien, elle aime jouer,
mais chaque matin, un bouquet,
sera a sa porte, peut être comprendras t-elle,
QUE JE L AIME.

le 15 mai 2003



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