TRISTESSE.
Je me suis isolée,
au fond de mon potager,
la ou il aimait se promener,
j'ai tellement pleuré,
que j'ai les yeux tous gonflés.
Je vais rentrer,
pour me réfugier, dans le noir,
privée de tout espoir,
j'ai laissé mes larmes couler,
dans le creux de mon oreiller.
Mon coeur est a la dérive,
il laisse ses illusions s'envoler,
sans même lutter,
j'ai envie de hurler,
ma peine au monde entier.
Et l'immensité
de ce silence,
devient un calvaire,
je ne sais plus que faire,
je suis comme perdue,
en l'ayant vu, mourir, je le caressais,
mais il partais,
je le voyais.
Je l'aimais, je l'ai couvert,
mais ce soir ma peine est grande,
je pense que jamais plus,
je ne reprendrais un tel compagnon.
Après tous les
méfaits,
je ne sais plus si je dois aimer, ou haïr,
mon coeur est rempli de tristesse,
oui pour un simple chien,
me direz vous, mais cela faisait dix ans,
qu'il partageait notre vie.
Il a vu grandir les petits,
il était la pour les fêtes,
c'était en plus mon compagnon de travail,
donc a ce jour j'ai perdu,
un ami, mon gardien,
et mon travail.
le 2 mai 2003
©lespoemesdepatricia