MA POUPÉE.
J'en ai eu qu'une, qu'elle
était belle,
mais je ne pouvais pas jouer avec elle.
Je l'aurais abîmer, je l'avais eu par mon oncle,
c'était une poupée de collection.
Donc je l'ai posée
sur un meuble, et j'étais en admiration,
devant elle, en contemplation !
Mais hélas j'aurais voulu lui dire ma peine,
jouer, l'habiller, l'embrasser, parler de mes chagrins.
Puisque personne ne voyais
mes besoins,
j'étais un boulet, malgré mes efforts,
cette meurtrissure était une condamnation.
J'étais au purgatoire, quel tourment !
C'était mes tribulations,
cette sanction,
qu'avais je donc fait pour mériter cet enfer ?
Cette misère m'a suivi toute ma jeunesse,
j'étais studieuse, mais amer !
Se manque d'affection
était une épreuve !
Un châtiment malgré mon labeur,
cette brimade m'a fendu le coeur,
mais pas d'effort contre mon malheur,
cette détresse, j'aurais voulu lui dire à elle !
Mais je versais des larmes
et personne ne comprenais,
j'étais malheureuse avec eux !
Ils n'ont ni regret, ni remords !
Leur préoccupation était ma soeur.
Moi je prenais souvent
des corrections,
j'étais en déprime à sept ans,
pas d'inquiétude de leur part pour autant,
la déchirure entre eux et moi, fut bénéfique.
Au moins on me parlais, de ma mélancolie,
on essayait de me comprendre, cet exercice,
m'a permis de grandir sans soucis.
Mais quel supplice !
J'avais deux parents, mais j'étais seule à me torturer l'esprit.
Pour comprendre ce que je leur avait fait.
Plus je cherchais, moins je trouvais,
je ne le sais toujours pas à ce jour.
Mais j'aurais fait ce
qu'ils voulaient,
pour les entendre me dire "JE T AIME"
une fois dans leur vie, me prendre dans leurs bras,
mais je n'ai pas connu cela.
Ce n'était pas
pour moi,
pour l'autre oui ! Cette hypocrite.
pour elle, des poupées, pleins son lit,
oh je ne suis pas COSETTE.
mais quelle similitude, dans certains faits.
On me battais abondamment,
mais qu'avais je fait ?
Pour mériter un tel sadisme !
Je suis en souffrance, en tristesse,
plus je grandissais, plus ils m'éloignaient,
mais tout compte fait,
j'étais gagnante a de tels événements.
Alors ayant payer toute
ma jeunesse,
je me suis dit quand je serais grande,
cela sera différend,
mais la fée a oublier de se pencher sur mon berceau,
a ma naissance, pour me donner un coup de baguette magique.
Avec le bonheur en prime,
j'aurais toujours ma poupée pour me consoler,
car le bonheur n'a toujours pas trouvé,
le chemin de mon coeur.
le 11 juin 2003
©lespoemesdepatricia