PAUVRE PETITE.

Toi aussi tu comprends aujourd'hui,
elle t'a prise par surprise,
alors tu te réfugie, dans quel giron ?
Pour pleurer, ton bonheur passé !

Tu étais éblouissante, mais à présent,
le piège s'est refermé,
sur ta jeunesse, ta beauté,
quelle stupéfaction, tu es secouée,
ta stupeur, en fait effet.

Toi qui étais éblouis, par un cadeau,
toi ahurie, par un don,
ou en es tu maintenant,
cette embuscade t'a fait perdre tes repères.

Tu ne sais plus ou est le mauvais,
ni le bon, tu es sous leur effet,
toi qui voulais continuer,
à apprendre qu'en est il maintenant !

Tu as la sensation dans toi,
mais tu ne l'avoueras pas,
d'avoir déjà gâché un morceau,
de ta vie, tu vas rentrer, dans la vie active.

Alors que moi je t'aurais laissé continuer,
ton voeux, pour ton avenir,
mais tu as voulu jouer à la grande,
tu es petite, actuellement.

Mais tu continu, inlassablement,
pour ne pas perdre la face, en ce moment,
désormais, tu devras travailler présentement,
pour manger, de vêtir, et passer ton permis de conduire.

A présent tu es seule avec lui,
ses parents qui te dicte,
chaque jour ta conduite,
ici tu étais trop libre,
tu jouais la fière.

Mais ce n'est guère vrai,
regarde dans ton coeur,
examine les jours passés avec lui,
ceux que tu a vécu avec nous,
fait le bilan, sur le champs !

D'ores et déjà la balance penche,
ici, mais tu ne l'avoueras pas,
ta fierté te fait mal,
moi de mon côté, tu m'as fait souffrir,
je commence à revivre.

À respirer, je sais c'est dur de dire cela,
mais tu étais autoritaire,
brusque, catégorique, totalitaire,
trop sévère, presque un tyran.
Intransigeante, tranchant,
sans mon consentement.

Maintenant tu obéis, forcée,
à des étrangers,
combien de temps supporteras tu,
le temps nous le diras !
Mais te connaissant suffisamment,
pas longtemps.

Mais tu ne plieras pas,
pour reconnaître le dégât,
moi de mon côté, je suis bien comme ça.
Alors si je te téléphone parfois,
cela n'ira jamais plus loin.

Je ne suis plus dans une citadelle,
gardé par un jolier,
je vais mordre le restant,
a pleines dents.

Et peut être trouver ce qui m'attend,
mais avec toi, tu faisais barrage souvent,
j'y ai perdu une fille certainement,
mais si j'ai pleuré, qu'elle soulagement maintenant.
Alors tu as le feu vert, profites en.

Tu le voulais depuis longtemps,
tu vas voir que l'on ne rit pas tout le temps.

Ta maman.

le 10 juin 2003


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