LA CAVALE.
Elle vous tombe dessus sans préambule
soit pour éviter un mari alcoolique, qui est une brute.
Ou qui vous bat et vous viole, vous roue de coups.
Alors quand on a le courage, le dégoût.
Marre de ces répétitions on prend le large, pour souffler.
Sans argent, sans vêtement, sans identité
avec des enfants secoués, sonnés.
Le principal c'est de se cacher.
N'allez pas croire que la justice a vos faveurs, elle va vous lyncher.
Non, vous avez quitté le domicile conjugal, vous perdez.
La garde de vos enfants, donc vous avez tous les torts, même brutalisée.
Malgré votre bonne foi, pour épargner vos enfants, vous êtes un renégat.
Vous êtes déchu de vos droits.
Mais comme vous êtes "SDF" vous ne le savez pas.
Pendant l'hiver, avec la peur au ventre, vous dormez dans n'importe quoi.
Sans chauffage, un squat.
Alors vous vendez vos bijoux, à l'avantage du bijoutier.
Qui les rachètent pour une bouchée de pain, sans se justifier.
Les assistantes sociales veulent vous placer votre ventrée.
La gendarmerie et la police vous traquent, cherche a vous piéger.
Mais personne ne vous accorde de crédit sur vos dire.
Pourtant confirmé, relaté, protesté, mais véridique.
Vous êtes aux aboies, comme un cerf avant l'hallali
alors pour donner à manger à vos enfants, des délits.
Pour éviter la descente aux enfers,
vous commencez pas de petit larcin, mais on n'est pas fière.
Si vous êtes à la campagne, les champs sont votre garde manger.
Pour s'habiller, il y a "Emmaüs", mais il faut un peu payer.
Le secours populaire, ou la croix rouge, mais rien n'est donné.
Mais pas de maison, ni nourriture chaude, il faut se réchauffer.
Alors vous allez vous laver au bain douche, c'est payant, mais surchauffé.
Si vous avez une carte de crédit, c'est à manger d'assurer.
Au risque de se faire prendre, a tout moment.
Il y a les chèques, mais qui vous situe, un instant.
Il faut effacer le passé, vivre au présent.
Vous vous cachez de tout, c'est un tournant.
Vous n'êtes plus aux normes établies.
car dès que l'on vous retrouve, il faut de nouveau fuir.
On ne dort plus, la famille la dedans, elle vous oublie.
Ne se mouille pas, des fois qu'il y soient pris pour cible..
C'est la pire des choses pour une femme, et des enfants.
On est rejeté de nul part et de partout, comme une vengeance.
Vous perdez confiance,
mais il faut aller de l'avant pour ses bambins vigilants.
Cela vous aigrit.
On ne réfléchit plus, à qui ?
On vit en automate, démoli.
Vous voulez décrocher, vous disloquer, pour en finir.
On vous a abuser, jouer aux gendarmes et aux voleurs,
sachant que le méchant malgré les coups portés, la laideur.
Les plaintes auront le dernier mot, c'est la terreur.
Mais vous vous devez vous reconstruire, avec ardeur.
Car une femme ne doit jamais faiblir, ni tomber.
Malade, son coeur de mère est ouvert 24 heures sur 24.
Ce parcourt est très dure, la férocité,
vous en arrivez à souhaiter la mort du prédateur, pour expier.
Mais ce n'est que dans les films que tout se termine dans l'amour, la douceur.
Quand la débandade dure peu, c'est une frayeur.
Mais quand cela se termine au bout de sept ans, c'est de la noirceur.
On a l'impression que tous nous regardent, pour nous enfoncer, on a peur.
Mais jamais on vous tends la main.
C'est chacun pour soi, on vous mettrais plutôt un coup de poing.
Plus d'un fois on a envie d'abandonner, la jungle.
Mais pour gagner, il faut continuer, sortir son savoir.
Chaque jour passé est une journée achevée.
A ce jour ou la publicité est pour aider les femmes battues, violées
Mais quand on est frappée, on ne le cri pas sur les toits.
On se cache sous des lunettes noires.
"LA PUBLICITÉ C EST BIEN, L APPLIQUER C EST MIEUX".
le 14 décembre 2005
